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Le gouvernement français continue d’encourager le recours à l’open source

Publié le: 16/12/2021  |  Par: Guide Informatique  
Le gouvernement français continue d’encourager le recours à l’open source

Le gouvernement français souhaite développer le recours à l’open source. Il qualifie ce dernier de vecteur de la souveraineté numérique et de gage de confiance démocratique.

C’est au cours de la première édition de l’Open Source Experience qu’Amélie de Montchalin, ministre de la transformation de la Fonction publique, a dévoilé son plan d’action sur les logiciels libres dans le secteur public. Ce dernier s’articule autour de trois axes principaux, à savoir la qualité de service, la transparence et la souveraineté.

En matière de qualité de service, la ministre a déclaré avoir déjà débloqué 30 millions d’euros du plan de relance économique afin de financer des solutions libres pour les collectivités territoriales. En terme de transparence, la feuille de route prévoit la publication prochaine du code source de FranceConnect, l’agrégateur d’identité numérique permettant de se connecter à l’ensemble des services publics avec un unique identifiant. D’ici la fin de l’année, le code du prélèvement à la source sera également rendu public, tandis que celui d’Affelnet, service d’affectation des lycées, est déjà ouvert. Elle a également rappelé que celui de Parcoursup est partiellement accessible.

La ministre a également annoncé le lancement du site code.gouv.fr qui servira de référence afin de stocker les codes et les bibliothèques publiés par des administrations publiques. A l’heure actuelle, la plateforme compte déjà 9 000 dépôts provenant de plus de 100 organisations publiques dont le CNRS et la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie. Le gouvernement souhaite également accélérer le recrutement de compétences open source dans l’administration publique. Il a ainsi passé un accord avec CentraleSupélec afin de permettre à des élèves ingénieurs de contribuer pendant 6 mois à la conception de logiciels libres utilisés par l’administration. Enfin, le réseau Blue Hats, qui a été créé en 2018 et qui vise à renforcer l’utilisation de logiciels libres dans l’administration via la création d’une proximité avec les développeurs, sera dynamisé.

Ce plan d’action s’inscrit dans une philosophie de longue date du gouvernement français. En effet, en 2012 déjà, l’ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault soulignait les différents avantages des logiciels libres. En 2016, une loi encourageant les administrations à utiliser des logiciels libres et des formats ouverts lord du développement, de l’achat ou de l’utilisation, de tout ou partie, de ces systèmes d’information au nom de la maîtrise, la pérennité et l’indépendance de leurs systèmes d’informationa avait été votée. Plus tôt cette année, l’actuel premier ministre Jean Castex invitait l’ensemble des services de l’État à œuvrer d’avantage pour faciliter l’accès à leurs codes, algorithmes et données. Satisfait des résultats de cette politique de transparence, le gouvernement semble donc décidé à poursuivre dans cette direction et espère inspirer d’autres États cherchant à se lancer dans une plus grande ouverture de leurs données publiques.

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